31 août 2007
Révisions
Ce week-end c'est révisions, jeudi prochain y a interro !
30 août 2007
We feed the world
Il y a quelques temps (NB : pile le jour où je me suis retrouvée avec la tête de la fille naturelle de Jeanne Mas et de Chris Waddle), je suis allée voir We feed the world, le marché de la faim, un documentaire autrichien sur l'agro-alimentaire et ce que la mondialisation en fait.
2-3 'anecdotes' du film qui m'ont interpelée ou hérissée :
- après avoir longtemps cru que pour être aussi mauvaises, les tomates oranges, dures, sans goût, sans jus et avec une belle peau lisse qu'on trouve toute l'année au supermarché devaient pousser en Hollande, j'apprends que le sud de l'Espagne (Almeria) est en fait une serre de culture hors-sol géante. Le rendement est tel qu'en plus d'inonder l'Europe, les tomates d'Espagne sont vendues moins chères que les tomates locales sur les marchés de... Dakar (!!). Les paysans sénégalais, s'ils s'alignent, peuvent mettre la clé sous la porte. S'ils ne s'alignent pas aussi.
- Peter Brabeck, le PDG de Nestlé, est le type même de personne qui me fait vomir. Confortablement installé dans son bureau suisse, assis sur sa chaise à 4500 Francs (suisses) d'où il voit les zéros de son salaire danser le tango avec ceux des ses stock-options, il vous débite sans sourciller que l'eau est une denrée comme les autres et donc matière à commerce, et non une ressource naturelle à laquelle tout humain doit avoir accès. En guise de conclusion, il assène qu'on vit dans un monde formidable où on n'a jamais été aussi heureux. Je m'en suis toujours pas remise.
- bravo (quand même) à Karl Otrok, responsable production de l'usine Pioneer (le semencier industriel, pas le fabricant de hi-fi) de Roumanie qui, même s'il y apporte sa petite pierre en y travaillant, a le recul et le courage d'admettre que l'industrialisation (et la culture des OGM désormais) va flinguer l'agriculture roumaine, après s'être chargée de l'agriculture de l'Europe de l'ouest.
- l'agro-alimentaire actuelle peut nourrir 12 milliards d'humains sans problèmes. En 2004, c'est pourtant près de 850 millions de personnes qui souffraient de mal-nutrition chronique aggravée. Et c'est l'ONU qui le dit.
Voilà. Encore un film édifiant, on marche vraiment sur la tête. Bref, ça m'a bien énervée. Et ressembler à Jeanne Mas n'a pas aidé.
À voir :
- le site du film en francais avec le synopsis, la bande-annonce et les teasers (sous-titrés), courts mais efficaces
- the movie website in English, with interesting side-info
À lire :
- Le marché de la faim, le livre du film
- L'empire de la honte de Jean Ziegler (rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation et intervenant dans le film)
29 août 2007
Peticion y revolucion dans les telecommunicacions !!
Vous pensiez qu'avec un forfait téléphonie illimitée votre facture allait baisser ? Que nenni. Ça marche pas comme ça.
Les entreprises et même les administrations ont bien compris qu'il y avait moyen de s'en mettre plein les poches et toutes se sont engouffrées avec bonheur dans une brèche lucrative : les numéros surtaxés (en 0 820, 0 892, etc...)
Pourquoi ? Parce qu'un numéro surtaxé rapporte à la fois à l'opérateur téléphonique ET à l'entreprise/administration qui l'utilise. Ben tiens. 
Désormais, donc, appeler son banquier, l'hôpital, la Sécu, les ASSEDIC, son assurance, une agence de voyage, le support de son FAI, etc... coûte plus cher à la minute qu'appeler un no. géographique (en 01, 02,...). En plus vous passez au moins 3 minutes à naviguer dans le menu ("pour joindre la gastro-entérologie, tapez 1 ou dites 'gastro-entérologie'..." ... "je n'ai pas entendu votre choix, veuillez répéter en articulant ou taper 1"), puis 3 autres en attente ("un conseiller va vous répondre, merci de patienter"), et ça se termine bien si vous échappez au "tous nos agents sont en ligne, merci de renouveler votre appel ultérieurement"... sérieux c'est pas de l'abus, ça ?
Jusqu'à il y a peu, sur GeoNumbers.com on pouvait trouver l'équivalent géographique d'un numéro surtaxé (à condition qu'un gentil internaute l'aie enregistré), mais en juillet, suite à des 'pressions' GeoNumbers a arrêté son activité.
À la place, les webmasters ont lancé 2 pétitions demandant la suppression des no. surtaxés pour les administrations. Parce que payer bonbon pour appeler en ville, ça énerve, alors niet...
Pour signer, c'est là
Et aussi un article sur le sujet
28 août 2007
Let me introduce you...
It is about time I mention the... thing which is sharing my life, my flat, my tub and my bed...
This 'person' is a hairy-furry feline named Myrtille and arrived in my 40 sq.m. two and a half years ago. It is actually all my fault. She (yes, it is a girl) had delegated the search of a new home to some kind of broker : the SPA (French equivalent to US Animal Care and Control or British RSPCA) which I happened to visit on and off, willing to adopt an under-aged black male cat.
Unfortunately, March is not the best period in the year for kittens and young cats and there was no such cat
available. But Myrtille is very good at marketing and advertised herself in the most attractive possible way : she was lying in one of the locked boxes, very sweet and quiet in the rear corner, with some sort of Droopy-look in the eyes. She had been sterilised, tatooed and vaccinated a few days back. I told the SPA lady I liked her (Myrtille, not HER) and she opened the box so I could let her get to know me and see her reaction. Everything went well and I melted for good. Off we went, Myrtille in her travel box and I over the moon. Instead of a young black male, I went for a gray/brown tiger adult female of 3 years. Anyway...
Here is the very first pic I took of her (and the mess in my flat, but this is exceptional) on a bright Saturday of March 05. See how skinny, scared and miserable she looks ? No wonder she got me.
25 août 2007
The Corporation
The same evening I met the Yes Men, I watched an excellent documentary : The Corporation.
The subject is extremely serious but you might laugh (laugh yellow, in French) at some points. Of course, it is oriented and those who work with their heart and soul for a WC (= world company, whose main -if not unique- purpose is to maintain a hyper high level of income to a handful of shareholders and pay for the famous golden parachutes of fired CEOs) will certainly not see it the same way and call it rubbish. C'est la vie !
Beside the fact that Noam Chomsky and Michael Moore are part of the casting and that it should be shown in all schools and universities, I would like to just mention 2 things about the film :
- the first part compares the company (= a moral person) to an individual (= a physical person). From a psychatric standpoint, the company is a seriously, VERY seriously ill person. If it were a human being, it would require heavy medication and confinement.
- the documentary also outlines that both those persons nowadays have the same rights, in a court for instance. No need to say that in cases such as the Bhopal disaster by Union Carbide (now Dow's Chemicals) or the milk with growth hormone (rBGH) by Monsanto, the company's rights are not equal, but superior to the human rights. Dow and Monsanto never EVER admitted their responsibility in those 2 cases. Consequently no compensation was ever given to the victims. Unbelievable, isn't it ?
Needless to mention that distributing the film was pretty tough and the director decided to make it available on BitTorrent.
Anyway... I am well aware that WCs do not generate only disasters. But what the film shows is FACTS, and this is chilling. I know I am just spitting in the soup (!), all the more than I've worked for a WC. But I think I'll carry on spitting in the soup.
The movie website : The Corporation
Quick reminder on Bhopal gas leakage in 1984
Info on Monsanto's growth hormone in US dairy products (if you live in the US, visit this page, it is worth it)
24 août 2007
Attention, please !
English message follows (below)
Voilà... il faut que je vous le dise, je vais poster de temps en temps en anglais. Je sais qu'il y a des spécialistes du sujet dans l'assistance (toi au fond, dans le NJ le jour et dans un bar de Brooklyn la nuit, oui oui, toi... et toi aussi, à côté, avec le sac Chanel et la collection de boîtes de thé roses... ;-)) et je vais sûrement vous faire rigoler avec mon franglais, mais m'en fous ! Ca me fait plaisir d'écrire en anglais... et de vous faire rigoler par la même occasion.
Pour vous garder en haleine et suspendus à vos bloglines, le prochain post sera en anglais.
Alright... I am going to write in English. Some posts, from time to time. I know there are bilingual and native speakers coming here (they should blush with pleasure when reading this) who will 'enjoy' my Frenglish. But I don't give a... a what, d'ailleurs ?? I don't know any other word than shit in this case... gosh... ok, let's say I don't mind. Yes. Sounds good. So it will be my pleasure to write in English and make you laugh... 2-in-1, love that.
And to keep you waiting, I am pleased to inform you that my next post will be in English.
21 août 2007
J'en ai rêvé, HBO l'a fait !
Je pars à New York début septembre. En vacances.
Depuis que je le sais, je révise : je potasse les guides, je parcours le net, je traîne sur les blogs et les forums. J'ai fait des tas de listes : les endroits à visiter à Manhattan, à Brooklyn, les restos et les bars sympas, les musées, le shopping, les trucs à faire...
Un peu avant - hasard du calendrier, comme dirait Denis Balbir -, j'avais pris une grande résolution : regarder TOUT Sex and The City, les 6 saisons d'un coup. J'ai arrêté House MD à 4 épisodes de la fin de la 3ème saison. Je n'arrivais pas à mener cette double vie de front, j'ai choisi Sex and The City. Quand on connait mon "attachement" à Hugh Laurie (mmh... ah! oh oui...), pas besoin de dessin.
Bref, une fois Carrie rentrée à NYC avec son Big sous le bras et tout en continuant à préparer mon séjour là-bas, j'ai découvert qu'il existait des tours Sex and The City. Un peu sceptique, je les ai mis dans ma liste des trucs à faire avec un point d'interrogation. La perspective de devoir descendre d'un bus plein de trentenaires hystériques pour pleurer de joie devant le perron de l'appartement de Carrie ou le magasin où Charlotte achète son rabbit m'emballe moyen. Très moyen. Il y a certains plaisirs que je n'ai pas envie de partager avec un bus de trentenaires hystériques. Donc bon, en regardant la série, j'avais noté l'adresse de Carrie et je m'étais dit que j'irais y faire un tour si je passais a proximité. Basta.
Mais voilà. HBO vient de faire un petit miracle interactif : Sex and The City's New York - 50 memorable Manhattan locations (pas de lien direct, il faut ensuite cliquer sur Guide to New York en haut ou au milieu de la page).
Exit le bus d'hystériques ! Vive le free-lance ! Et le gâteau sous la cerise, c'est que le tournage du film Sex and The City doit commencer... devinez... en septembre... à New York !! ouiiiii !
Si ça c'est pas un post de fiiiiillle !
20 août 2007
Yes, Men !!
Mieux vaut tard que jamais... je
viens de découvrir ébahie et ravie les "Yes Men"
(ndlt : béni-oui-oui). Ils sévissent depuis quelques
années déjà mais pas sûr s'ils soient très
connus chez eux, aux Etats-Unis, vu leur créneau.
A première vue, c'est un duo d'Américains motivés et culottés, ce qui les rend immédiatement sympathiques, sortes de Raphaël Mezrahi intelligents, fils naturels de Marcel Béliveau et de José Bové (référence...). En fait, ces 2 gars-là et leur collectif ont mis leur incroyable aplomb au service d'une cause : "humilier publiquement les grands criminels que sont les dirigeants et les multi-nationales pour qui le profit justifie TOUT".
En amuse-bouche : les hommes politiques, français en l'occurrence, ridiculisés pendant de fausses interviews. Claude Goasguen et Patrick Balkany (entre autres) voient bien de quoi il s'agit, ce dernier - pauvre truffe - explosant d'ailleurs les scores de la honte. A voir absolument ici et là. Pathétiquement grandiose !
En plat de résistance : les
"instances pensantes et dirigeantes", ou comment se faire
passer pour des membres (au sens propre) de l'Organisation Mondiale
du Commerce, à ce titre se faire inviter à de vrais
congrès et y présenter un projet particulièrement
gonflé (ah ça...!). Ou bien participer à GO-EXPO, la plus importante conférence canadienne du secteur pétrolifère, en faux représentants
d'Exxon Mobil (parce qu'en tant que plus grands pollueurs de la planète,
ils le valent bien) et du National Petroleum Council (NPC)... Cherchez un peu sur le net, c'est fabuleux.
Bref. Dans la catégorie bluff - Patrick Sébastien, merci de sortir, d'arrêter tes émissions de télé, de chanter et d'écrire... occupe-toi donc des beaux rugbymen de Brives - ca déménage : utile, drôle, ironique, éthique, efficace, équitable, pertinent, impertinent et écologique ! Faites-vous votre opinion. Moi c'est bon, j'adhère.
Leur site : The Yes Men
Page Wiki
... + des videos sur YouTube, DailyMotion et LeLab.tv
17 août 2007
Carabosse
L'autre jour, en entendant ma tante se répandre en éloges sur sa belle-fille, je me suis fait la réflexion qu'elle faisait indiscutablement exception à la règle qui veut que belles-doches et brus ne s'aiment pas et/ou se pourrissent mutuellement (devant des tiers ou franco de port).
Dans le minuscule panel d'étude que représente mon entourage (quasi aucune de mes pineco s'entend avec belle-môman), il faut bien admettre que celle qui dégaine la première, c'est toujours la belle-mère. Amabilités sur l'apparence physique, le ménage, l'éducation des gamins, réflexions assassines voire carrément insultes (si si, j'en connais), la belle-mère motivée est rarement à court de munitions.
A mon humble avis, la belle-mère a besoin dès le départ d'un bon (re)cadrage. Facile à dire, hein... ouais, je sais. Pourtant c'est moins pire de lui dire - lui faire comprendre, c'est plus facile mais ça peut être mal interprété - qu'elle nous pompe un peu l'air, plutôt que de finir sous Prozac© parce qu'elle nous pourrit la vie ou d'avoir envie de la piler chaque fois qu'on est en sa présence.
Je pars donc du principe que les belles-mères, ça s'éduque, avec (c'est mieux) ou sans (bon courage) l'aide et le soutien du Fils. C'est une question de respect, qui ne doit pas être à sens unique.
Et surtout, vraiment, j'aimerais savoir ce qui pousse une belle-mère à saper sa relation avec sa belle-fille. Où est l'intérêt ? Garder son fiston ? C'est une forme d'Oedipe à contre-sens ça, non ? (de comptoir, la psycho, j'vous dis). Pathologique et pathétique. On signe pour garder un mec toute sa vie (mouahah, morte de rire), pas ses enfants. S'il y a des belles-mères avec un minimum de recul dans l'assistance (celles qui sont encore amoureuses de leur fils, on vous rappellera pas), qu'elles tentent de m'expliquer pourquoi ma tante est une exception.
Pardon ? Sa belle-fille habite à 7000 km et elles se voient une fois par an les bonnes années ?! Ah... eh ben voila un bon exemple de (re)cadrage.
Sinon, tip radical : pas de belle-mère + pas de gamins (pour pas risquer d'être belle-mère un jour)
14 août 2007
Plongeoir
Bon. Ben j'y suis.
Finalement c'est pas si haut que ça et en plus je sais nager. Ouh la... il y a du monde en bas dans la piscine mais il y a forcément 1 ou 2 poissons qui nagent à la même vitesse que moi, hein... hein ?!
J'ai mes palmes, mon costume de requin et mon harpon si nécessaire.
Les orteils dans le vide, les doigts croisés, les fesses serrées, les yeux fermés, les mains crispées sur la rambarde... non... sur le bras du maître nageur, merci monsieur ! J'avance un pied au-dessus de l'eau, je lâche le bras du monsieur, j'ouvre les yeux, inspiration, impulsion...


